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Gérer la blessure

Des douleurs et le diagnostic qui tombe : vous êtes blessé. Cette pause forcée dans votre vie de coureur peut engendrer un vrai coup de blues. Pour ne pas vivre ces semaines d’arrêt comme une punition, Avis de Runners vous aide à mettre à profit cette blessure pour muscler votre mental.

La gestion de la blessure en course à pied

Définition de la blessure

Prise au sérieux par le sportif, la blessure équivaut pour ce dernier à une attaque à l’épanouissement de sa carrière, de sa pratique sportive ou de sa vie quotidienne. La blessure se définit aussi comme « un état ressenti qui garde l’athlète à l’écart des séances et des compétitions pendant au moins un jour après l’incident et qui implique une attention médicale ou des soins autres que la simple application de glace ou de strapping » (Noyes et al, 1988, p134-135). Renseignez-vous sur les blessures les plus fréquentes chez les runners. Aussi la blessure peut être considérée par les athlètes comme une perte de temps pour s’entraîner et/ou engendrer diverses réactions comme un sentiment de frustration, d’isolement, de peur de ne pas revenir à niveau…

Un moment de solitude difficile à vivre pour le coureur blessé

Pour le coureur blessé, c’est un rude moment voire même son monde qui s’écroule : plus de run, plus d’entrainement, plus de planning qui rythment les semaines… Le coureur à pied blessé vit une véritable épreuve car il ressent du vide, dans son corps comme dans son cerveau. En plus de souffrir et d’être privé de ses séances d’entrainement, le coureur à pied doit parfois supporter les commentaires des proches. Tout ceci rend d’autant plus difficile l’acceptation de la blessure.

Accepter la notion de blessure pour lutter contre le syndrome de manque

Le diagnostic est difficile à entendre et à accepter. Longtemps, la gestion de la blessure chez le sportif a été minimisée mais aujourd’hui les médecins reconnaissent et traitent la douleur ressentie par l’athlète tant physique que psychologique. Même si en apparence ou pour l’entourage cela semble dérisoire.

Le coureur à pied blessé va ressentir une notion de manque qui peut mener jusqu’à des états mélancoliques. Selon Dominique Poux, membre de la Société Française de Traumatologie du Sport, le terme « dépression [est] excessif. Mais oui, il y a syndrome de manque lorsqu’une blessure survient. Principalement parce que l’endorphine, cette substance sécrétée dans l’effort, est un puissant calmant. ».

Rester positif

Il est important de positiver durant cette pause forcée et de voir le côté bénéfique de cet arrêt. La guérison risque de prendre du temps aussi il est important de ne pas rester enfermé dans cet état de « pause » dans lequel on se morfond. En restant optimiste, en positivant et en prenant du recul sur la blessure, vous cheminerez vers la voie de la guérison. Profitez-en pour analyser votre pratique de la course à pied et comprendre les causes de la blessure. Est-ce dû à un surentrainement ? Avez-vous privilégié le chrono dans votre pratique au détriment du plaisir ?

Garder le contact avec la course à pied

Même si vous ne pouvez plus courir durant quelques temps, il est important de garder le contact avec la course à pied. Téléphoner à ses amis runners, aller les encourager, devenir bénévole sur une course sont autant de façons de ne pas couper les ponts avec le running. En gardant ce lien, vous serez plus enclin à revenir à votre meilleur niveau le moment venu. En effet, vous bénéficierez des encouragements et conseils de votre entourage, vous  conserverez ainsi votre motivation et éviterez les appréhensions de la reprise.

Ne pas cesser de pratiquer une activité sportive

Il est important de continuer à pratiquer une activité sportive, compatible avec la blessure, afin de maintenir une bonne condition physique. Un syndrome de l’essuie-glace par exemple n’empêche pas de pratiquer la natation. A défaut de pouvoir courir, mettez-vous à d’autres activités sportives comme le vélo ou le yoga mais ne restez pas sans rien faire. Accepter l’idée qu’un vrai repos est parfois nécessaire permet de mettre à profit une blessure pour explorer d’autres sports, vous étirer et faire la paix avec votre corps et vous-même.

Opter pour une reprise en douceur

Votre médecin vous autorise à reprendre et vous vous sentez prêt alors vous pouvez retrouver le chemin de l’entrainement. Pour autant, pas question de reprendre ses entrainements en reproduisant les allures et volumes d’entrainement d’avant la blessure. La reprise, pour minimiser les risques de blessure, doit nécessairement se faire en douceur et progressivement en privilégiant l’endurance fondamentale (70-75% FCM). Une fois les premières séances passées, vous pourrez augmenter progressivement la durée des footings puis ensuite le travail de qualité avec des entrainements en fartlek ou en fractionnés par exemple. Il vous faudra donc accepter de ne pas revenir tout de suite à votre niveau avant blessure

Bien que la blessure soit souvent vécue comme une catastrophe, il est important de la relativiser et d’accepter cet état de pause pour éviter de tomber dans la mélancolie et l’état de manque. Vous devez accepter que la blessure fasse partie de la course à pied, comme le repos ou les séances de fractionnés. En positivant et en gardant une activité physique, vous serez plus vite sur le chemin de la guérison.

 

Article publié le 20/06/2016

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