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La course à pied fait-elle courir des risques ?

Le running est devenu une activité sportive qui rassemble de plus en plus d’adeptes. Cependant si on interroge ces coureurs, nous remarquons que quasiment tous ont un jour été confrontés à une douleur ou à une blessure. Alors que de récentes études prouvent que la course à pied doit absolument être pratiquée sans abus, Avis de Runners s’est penché sur le sujet des risques à pratiquer la course à pied ?

Risques et dangers de la course à pied

Trop courir est pire que ne pas courir du tout !

Il s’agit du constat d’une étude danoise menée durant 12 ans. Selon les chercheurs danois, il existe une durée et une intensité au-delà desquelles le running devient possiblement néfaste pour le coureur. Ainsi, cette étude tend à démontrer que si la pratique modérée du running permettrait de vivre plus longtemps, une suractivité, même infime, aurait des effets contreproductifs. Au cours de cette étude réalisée sur 1 511 personnes, il est apparu après analyse de la fréquence, du rythme et de la durée des entrainements de chaque runner ainsi que de leur état physique, que les coureurs les plus assidus ont potentiellement autant de risques de décéder que les participants sédentaires. Selon cette étude, les coureurs ayant une pratique modérée de la course à pied ont une espérance de vie plus longue que la moyenne. Il ressort ainsi que le rythme idéal pour que la course à pied ne présente aucun risque est de 3 sorties par semaine d’une durée variant entre 20 et 48 minutes.

Gardez en tête que même à faible allure, courir nécessite de fournir un effort intense qui à long terme peut entraîner des risques au niveau cardiovasculaire et que la pratique intensive du running comporte des risques cardiaques plus importants pouvant aller jusqu’à l’infarctus du myocarde (crise cardiaque) voire à des arrêts cardiaques (la mort subite).

Les risques encourus par la pratique du running :

Les principaux risques engendrés par la course à pied sont les blessures.

  • Elles peuvent être de nature musculaire telles les contractures, contusions, élongations, déchirures (ou claquages).
  • Il peut s’agir de lésions tendineuses avec les tendinites du talon d’Achille, la tendinite du tenseur du fascia-lata (ou autrement appelé le syndrome de l’essuie-glace), la ténosynovite du jambier antérieur ou postérieur, l’aponévrosite plantaire, la tendinite du tendon rotulien et du tendon du quadriceps ou celle du moyen fessier. Les technopathies du sport ou tendinites touchent un grand nombre de pratiquants de la course à pied, qu’ils soient débutants ou expérimentés. Les tendinites les plus fréquemment rencontrées sont les tendinites du tendon d’Achille.
  • Aussi, elles peuvent être osseuses avec les fractures de fatigue ou la périostite. Fréquentes chez les runners, les périostites ou les fractures de fatigue surviennent majoritairement par surmenage ou surentrainement. Les douleurs s’accentuent et empêchent toute pratique sportive voire même la marche normale. Ces blessures fréquentes exigent un repos sportif et par la suite un ajustement de sa foulée ou une modification de son équipement (chaussures, port de semelles…).
  • Enfin, les lésions peuvent être articulaires avec l’entorse de la cheville ou l’arthrose du genou.

La pratique du running paraît souvent facile or l’improvisation est néfaste pour la santé. Il est ainsi vivement conseillé de consulter un médecin du sport avant de se lancer dans la course à pied et de de s’inscrire dans un club d’athlétisme afin de bénéficier des conseils d’un coach diplômé.

Les autres risques de la course à pied :

Mis à part les blessures ou les risques cardiovasculaires, d’autres incidents ou accidents peuvent découler de la pratique du running. L’incident le plus fréquent est le malaise souvent dû à une hypoglycémie. Cette chute du taux de sucre dans le sang est la conséquence d’un entrainement ou d’une sortie trop longue ou encore d’une alimentation mal gérée.

L’autre risque de la course à pied est l’hyperthermie dite d’effort : il s’agit d’un coup de chaleur survenant lors d’un effort prolongé par temps chaud et/ou ensoleillé. Ce coup de chaleur s’accompagne souvent de fièvre et de douleurs musculaires et peut s’avérer très grave. En cas d’hyperthermie d’effort, il faut veiller à refroidir le runner et appeler les secours.

Un autre risque de la course à pied est l’addiction au running ou bigorexie*. Ces deux extrêmes proviennent d’un surentrainement avec un volume de pratique trop important.

Les troubles du comportement alimentaire font aussi partie des risques de la course à pied, comme de tout sport d’endurance.

Pratiqué avec modération, le running apporte bien-être et est riche de nombreux bienfaits. Cependant il faut garder en tête qu’un excès dans la pratique, des objectifs trop élevés ou des erreurs de plan d’entrainement peuvent entraîner plus de risques que de bienfaits. Pour limiter ces dangers de la pratique de la course à pied, on s’entraine avec modération et de préférence encadré par des professionnels.

 

*Besoin irrépressible et compulsif de pratiquer régulièrement et intensivement une ou plusieurs activités physiques et sportives en vue d’obtenir des gratifications immédiates et ce malgré des conséquences négatives à long terme sur la santé physique, psychologique et sociale.

 

Article publié le 11/04/2016

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